Deux CD MP3, pour une durée totale de 12 heures. Lecture à cinq voix.
Marie-Madeleine, qui est-elle ? Si l’on s’en tient au contexte textuel des quatre Évangiles, on peut seulement dire que Madeleine (de Magdalena) est le nom donné à Marie-Madeleine, dont le nom figure parmi ceux des femmes qui suivent Jésus.
Elles assistent à sa crucifixion sur le Calvaire et se trouvent devant le tombeau lorsque la pierre qui le ferme est roulée.
Certaines d’entre elles, au moins, sont, dans une certaine mesure et de différentes manières, témoins de la Résurrection du Seigneur, qui a confié à Marie-Madeleine la mission de l’annoncer aux disciples. Rares sont ceux qui, aujourd’hui, sont prêts à voir en Madeleine aussi la pécheresse anonyme qui, dans la maison d’un pharisien, reçoit le pardon de Jésus après avoir oint ses pieds d’huile parfumée, comme le raconte l’évangéliste Luc. Son acte d’hommage inhabituel est semblable à un autre mentionné par l’évangéliste Jean, qu’il attribue à Marie de Béthanie. Il situe cet événement à Béthanie, quelques jours avant la dernière Pâque du Seigneur. Cette Marie de Béthanie, que les érudits affirment ne pouvoir identifier ni à Marie-Madeleine ni au pécheur anonyme, est la contemplative que le Maître exalte, la contrastant avec Marthe, sa sœur affairée.
On la retrouve d’ailleurs auprès de Marthe lors de la résurrection de son frère Lazare. Marie-Madeleine, l’incontournable Madeleine, fut délivrée de sept démons. Marc et Luc le confirment, nous amenant à concevoir une résurrection spirituelle aussi prodigieuse que la résurrection physique de Lazare, décrite par Jean. Ce fait mystérieux et troublant, ajouté aux rares informations que les Évangiles nous fournissent à son sujet – sa fidélité comme disciple, sa présence au pied de la Croix et enfin son rôle d’annonciatrice du Christ ressuscité –, laisse entrevoir une grande figure dont on parle beaucoup. Il ne serait donc pas totalement absurde d’associer Marie-Madeleine à la pécheresse anonyme absoute par Jésus et à son homonyme de Béthanie, qui préférait s’abreuver aux paroles du Maître plutôt que de s’occuper des tâches ménagères.
De plus, une ancienne tradition de l’Église a déjà identifié ces trois figures féminines à un seul personnage : Marie-Madeleine, vénérée comme une sainte.
Cependant, trop d’éléments manquent pour reconstituer les différents épisodes des Évangiles, si décousus qu’il est assez facile de les attribuer à différentes personnes et histoires.
Un récit unique serait crédible s’il n’était pas forcé et, surtout, s’il reflétait l’authenticité du message de salut des Évangiles. Sans crainte d’être contredit, nous pouvons affirmer que seule l’œuvre de Maria Valtorta y parvient.
Les chapitres et extraits de chapitres consacrés à Marie-Madeleine sont tirés de son ouvrage « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ».
Marisa Tiraboschi, créatrice et éditrice de ce recueil, s’est toujours attachée à la réflexion sur les thèmes de la spiritualité religieuse. Elle a récemment dirigé, avec d’autres chercheurs et pour le compte des Éditions du Vatican, la publication d’un ouvrage en six volumes sur la place des femmes dans le domaine religieux.
Le volume consacré à Marie-Madeleine est introduit par une préface qui éclaire le sujet de cette figure évangélique controversée, révèle son lien avec la spiritualité de Maria Valtorta et précise la position de l’Église concernant l’œuvre de cette dernière.





